Le 19 avril, nous quittons le Cambodge depuis Siem Reap en empruntant un bus direct pour Koh Chang, une île au sud est de la Thaïlande. Par « direct », entendez « sans passer par Bangkok » : d’une part, pour éviter une demi-journée de transport supplémentaire, et d’autre part, étant donnée la géographie thaïlandaises, nous aurons d’autres occasions de passer par la capitale en partie occupée par les Chemises Rouges. A cette date, on ne nous a pas déconseillé Bangkok et nous avons croisé de nombreux touristes en revenant très sereins.
Petites formalités
Après avoir survécu à une crevaison réparée en une demi-heure, notre bus cambodgien poussif nous dépose à la frontière pour les formalités de sortie du territoire. De là, nous traversons à pied une sorte de zone franche entre les deux pays : casinos et boutiques duty free bordent une allée glauque de très mauvais goût, dans laquelle nous croisons de nombreux mendiants, notamment avec des enfants en état de sous-nutrition très sévère. Côté thaï, on nous prend en photo en plus des papiers classiques.
A ce sujet, nous le précisons pour les autres voyageurs : attention au visa pour la Thaïlande. En effet, nous n’avions pas prévu de visa pour ce pays puisque nous avions lu que les ressortissants français (ainsi que de nombreuses autres nationalités) se voyaient remettre un visa gratuit d’une durée d’un mois. ATTENTION : en lisant entre les lignes, ou plutôt en discutant à Phnom Penh sur une terrasse de café…, nous apprenons que depuis 2009, le visa qui est remis pour les entrées par les frontières terrestres n’est valide que 15 jours et n’est pas renouvelable, ce qui veut dire qu’une sortie du territoire est nécessaire si l’on souhaite passer plus de temps en Thaïlande. Sinon, chaque journée de plus passée en Thaïlande vous coutera la bagatelle de 500 bahts/jour/personne (soit environ 11€) à payer à la sortie du territoire thaïlandais, mieux vaut donc être au courant. Nous nous sommes fait faire in extremis à Phnom Penh un visa touristique de deux mois : compter 35$ en 4 jours, mais nous l’avons fait en deux jours (49$). Précisons que si vous entrez en Thaïlande par voie aérienne, en effet vous pourrez séjourner 1 mois sans frais de visa.
Koh Chang, ses plages, ses fôrets, ses Allemands
Côté thaïlandais, les routes sont en bien meilleur état et nous arrivons au terminal du ferry juste avant la nuit. Et pourquoi Koh Chang parmi les centaines d’îles thaïlandaises ? Tout simplement parce qu’un Norvégien de Bergen, rencontré sur le bateau dans la baie d’Halong et expatrié en Thaïlande, nous a vivement conseillé, entre sa onzième et douzième bière, cette île encore préservée de la « masse ».
Nos 5 jours passés sur Koh Chang, même si nous avons vraiment apprécié, ne sont pas très « blogogéniques », alors résumons ! Deuxième île de Thaïlande par sa taille, nous découvrons à Koh Chang l’un des premiers clichés touristiques sur la Thaïlande, à savoir des plages de rêve. Nous n’avions jamais vu cela : une île montagneuse recouverte de forêt vierge et dense, de vastes plages, une végétation tropicale jusqu’aux bords de mer, des eaux limpides à plus de 30 degrés… Au sud, un petit village de pêcheur charmant, Bang Bao, reflète tous les charmes de l’île avec ses maisons sur pilotis, ses échoppes de fruits de mer grillés, son port, sa plage…
Après avoir acheté des masques et tubas, dont nous aurons l’utilité régulièrement (héhé), nous partons une journée en bateau pour s’adonner à une activité difficilement traduisible avec élégance : le snorkeling. Note : nous hésitons entre « faire le snorky », « tubater », ou, moins fun, « faire de la plongée avec un tuba ».Un vrai aquarium que les fonds sous-marins des îles environnantes ! Ici encore, la meilleure façon d’explorer l’île est en pétrolette, un régal pour Vince qui rappelons-le a son permis moto, pilote hors-pair sur le tracé très technique de la route encerclant l’île.
Le revers de la médaille d’une telle île, c’est bien sûr le tourisme. Certes, l’île est encore largement fréquentable sans se bousculer. Mais se faire accueillir par des « Guten Tag » ou « Priviet » (bonjour en allemand et russe) dans les échoppes de Bang Bao, ça fait un choc…Dans le village le plus moche de l’île, on trouve également une librairie suédoise, une école de plongée danoise mais aussi un peu plus loin un bar marseillais ainsi que de nombreux bars au style un peu hippie. Sur certaines plages, il est presque bizarre de ne pas être tatoué. Tous les goûts sont sur Koh Chang, à chacun de choisir son spot ! De nombreux touristes thaïs viennent également s’échapper de l’étouffante capitale qui n’est qu’à une demi-journée de transport. Et puis cela semble être une constante : nous croisons de nombreux couples mixtes : entendez par là un occidental à gros bide d’une cinquantaine d’année et une jeune thaï toute fluette. Si nous sommes les premiers à encourager la mixité culturelle, y compris dans le couple, là, nous n’y croyons que très rarement…
Le dernier soir, une fois retirés masques et tubas, se pose devant nous le casse-tête suivant : la situation à Bangkok s’est tendue le 22 avril et l’ambassade de France déconseille désormais les déplacements non nécessaires à Bangkok. Même si les problèmes semblent très localisés, nous préférons changer notre « programme » s’il y en a un, et cherchons alors à gagner le Nord du pays en évitant la capitale. Mmm, il nous faudrait déjà nous rapprocher de Bangkok et être près d’un bon réseau de transports. Après moult réflexions, nous jetons finalement notre dévolu sur… Pattaya ! [chapitre suivant déconseillé à nos lecteurs de – de 18 ans]
Pattaya, sa plage, ses p….., ses Allemands
Pattaya est la 16ème ville la plus visitée au monde. Oui, seizième, vous avez bien lu, devant La Mecque, Le Caire, Athènes, Tokyo ou Sydney. Le guide du Routard 2000-2001 (désolés, il n’y avait que celui là à l’hôtel…) décrit Pattaya en ces mots : « le sexe est à Pattaya ce que l’eau bénite est à Lourdes. » Notre guide plus récent annonce que la ville cherche à se forger une réputation plus familiale, ainsi choisissons-nous pour une nuit un hôtel dans le quartier « familial ».
Certes, nous croisons quelques parents avec une poussette, OVNIs égarés dont on se demande comment ils ont pu atterrir ici. Nous arrivons en fin d’après-midi, et déjà les filles se préparent. Pas une terrasse sans ses occidentaux suants, seuls ou en grappes d’amis de la même trempe, très vite rejoints. Ce qui surprend par rapport, par exemple, au quartier rouge d’Amsterdam, c’est que ce spectacle est partout. Cette ville de 18000 habitants tout au plus est entièrement dédiée au tourisme sexuel.
En plus du client classique, nous avons le loisir d’observer toutes sortes de situations : des maigrichons à lunettes d’apparence timide, des trentenaires pas mal dont on se dit qu’ils auraient pu réussir leur vie sans passer par la case Pattaya, des handicapés en fauteuil, dont l’un qui promène une jeune sur son fauteuil électrique, mais aussi un couple hétéro d’une soixantaine d’année : monsieur a sa pute sous le bras, et madame… aussi ! Il nous semble que la clientèle est essentiellement allemande, anglaise et scandinave (oh, il y a bien des Français et des Américains dans le lot aussi) et les affaires se nouent en plein jour sans aucune discrétion. N’oublions pas les groupes de Japonaises, dont il parait qu’elles fréquentent un réseau d’hommes Africains –nous avons vu les japonaises mais pas leurs proies. L’offre peut satisfaire tous les gouts, hétéros, homos, travelos, grosses, maigres,…
De nombreux couples russes semblent avoir choisi Pattaya pour la fête ; en effet, Pattaya, c’est finalement un amas de bars, restos, hôtels, boites de nuit en tout genre, boutiques de bijoux et de vêtements. De là à choisir cette ville pour faire la fête… Pour la première fois du voyage, nous mangeons au Mac Do : préférant éviter le public des terrasses, nous n’avons pas trouvé mieux! Merci Ronald, merci.
Nous quittons cette station balnéaire « familiale » dès le matin suivant pour tenter de rejoindre aussi tôt que possible la partie Nord de la Thaïlande, où nous espérons découvrir des aspects bien différents de la Thaïlande.

Hey ! Alors, tu vas te faire tatouer un tribal sur le mollet ?
Beurk!
Ca commence vraiment à bronzer !!assez dure la case du plus grand bordel du monde ça calmerait peut etre afghans ou iraniens?? bizz
donc pas si fun que ça ce coin de Thailande! Mais le côté plongée sous-marine plairait bien à Christian!
Tranquilloux les chatons bonjour
J’espère que votre périple dans le nord du pays sera très enrichissant.
Votre escale à Pattaya est la preuve que la Thaïlande est malheureusement aussi connue « au niveau international » pour sa prostitution … mmmh comment dire… très libérée & bien ancrée dans les moeurs. Quel spectacle de désolation.
Bref heureusement que les plages sublissimes apportent un peu de rêve dans tout ça.
Aller vroum vroum les aventuriers.
Plein de gros bisous tous froids (& oui il caille en France, il a même neigé dans certains départements…)
Yo les amis, ça doit bien être le 1er msg que j vous laisse sur le blog, même si j’ai parcouru un bon paquet de vos photos. Bon c’est le pied à c que je vois, l’Asie n’a plus de secrets pour vous. Bon trip à vous, continuez de nous faire chialer avec vos photos hallucinantes! +++
Vous ne me connaissez pas mais je suis votre voyage avec plaisir et curiosité.
C’est Mr RINJONNEAU qui m’a donné votre site pendant les vacances à Pyrénées 2000 et je l’en remercie beaucoup car
je vous suis pratiquement tous les jours et c’est vraiment fantastique ce que vous faites et enrichissant en mème temps.
Nous avons notre chalet mitoyen avec Mr Rinjonneau , nous sommes à retraite de l’EDF et je me passionne à vous suivre
Merci beaucoup et profitez bien